Maladies à déclaration obligatoire

Les maladies à déclaration obligatoires sont des maladies qui revêtent une grande importance pour la santé des humains ou des animaux ou pour l'économie canadienne. Elles sont répertoriées dans la Loi sur la santé des animaux et ses règlements d'application. Dans le cas des chevaux, les maladies qui doivent être déclarées comprennent, entre autres, la peste équine, l'anthrax, l'anémie infectieuse des équidés, la piroplasmose équine, la rage, l'encéphalomyélite équine du Venezuela et la stomatite vésiculeuse. Les propriétaires d'animaux, les vétérinaires et les laboratoires sont tenus de déclarer au vétérinaire de district de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) la présence d'un animal atteint, ou soupçonné d'être atteint, de l'une de ces maladies. Des mesures de lutte ou d'éradication seront alors prises immédiatement. Pour les chevaux qui proviennent de l'extérieur du Canada, on exigera un test de Coggins négatif, effectué au cours des 60 derniers jours, ainsi qu'un certificat de santé qui confirme que le cheval était en bonne santé au moment de l'examen par un vétérinaire accrédité. Les chevaux inscrits à une course ou à un concours hippique doivent avoir un test négatif de Coggins au dossier auprès de Standardbred Canada (Standardbreds), de Jockey Club Canadien (Purs sangs) ou de l'organisateur de l'événement en question (pour les autres types de chevaux), avant d'être introduits sur les lieux. Il doit s'agit d'un test valide, selon les exigences de l'association d'éleveurs ou des organisateurs. Dans le cas des chevaux Standarbred, le test ne doit pas remonter à plus de deux ans. Dans le cas des purs-sangs et de la plupart des autres types de chevaux, le test doit avoir été effectué au cours de la dernière année.

Lorsqu'un humain est mordu par un animal, l'ACIA et le bureau local de santé publique doivent en être informés et ils assureront le suivi de l'incident.

Maladies qui n'ont pas à être déclarées

Les maladies qui n'ont pas à être déclarées sont celles qui sont déjà endémiques au Canada (c'est-à-dire déjà répandues dans la population équine). Elles comprennent, entre autres, la grippe équine, l'herpès équin et la gourme. Il n'existe pas actuellement de législation provinciale qui régit le déplacement des chevaux qui arrivent au Canada et en Ontario, dans le cas des chevaux atteints d'une maladie qui n'a pas à être déclarée. En vertu de la Loi de 2000 sur la Commission des courses de chevaux, la Commission des courses de l'Ontario (CCO) peut toutefois fixer certaines exigences concernant les chevaux qui ont accès aux hippodromes.

Prévention des maladies équines qui n'ont pas à être déclarées, dans les hippodromes ou aux événements équestres

On peut suivre l'une ou plusieurs des consignes suivantes. Les propriétaires des hippodromes en collaboration avec la CCO peuvent décider de les rendre obligatoires.

  1. Reporter l'événement.
  2. Refuser l'entrée sur les lieux aux animaux provenant d'une zone où des cas d'infection ont été recensés (il peut s'agir d'un État, d'une province, d'un hippodrome ou d'une écurie).
  3. Vérifier et assurer le suivi du statut sanitaire de tous les chevaux qui proviennent d'une zone infectée. Le contrôle peut prendre la forme d'un examen physique ou d'un relevé de la température rectale, effectués par un vétérinaire ou un technicien désigné par la CCO ou les organisateurs de l'événement.
  4. Exiger une preuve de vaccination valide pour une maladie en particulier. On peut avoir accès aux directives qui définissent une vaccination en consultant la fiche d'information sur les directives relatives à la vaccination des chevaux (Guidelines for the Vaccination of Horses).
  5. Placer tous les animaux provenant d'une zone infectée dans une aire de quarantaine, c'est-à-dire une aire où les chevaux en séjour (chevaux de l'hippodrome ou de la région) ne peuvent entrer en contact directement ou indirectement avec des chevaux ou du matériel infectés provenant d'une zone infectée par la maladie en question.

Biosécurité

  1. Les responsables des hippodromes et les organisateurs d'événements équestres doivent se doter d'un protocole et d'un plan de gestion pour éloigner les oiseaux sauvages, les animaux et les insectes de l'établissement où se trouvent les chevaux.
  2. La gestion portera notamment sur :
    • les aires de reproduction des insectes dans les eaux résiduelles et les étangs de l'établissement;
    • la reproduction des rats et des souris;
    • l'entrée des oiseaux sauvages dans les stalles, les écuries et les zones réservées à l'alimentation;
    • la reproduction et les déplacements des chiens et chats errants, ainsi que des animaux domestiques.
    • L'assainissement des enclos et des stalles avant l'arrivée de nouveaux chevaux ou la tenue d'événements.
  3. Pour tous les poneys, tenir un carnet de vaccination pour la rage, le virus du Nil, le tétanos, la grippe équine, la rhinopneumonie et la gourme.

Gestion des flambées de maladie équine

  1. Isoler tous les animaux infectés dans une écurie distincte.
  2. Informer le vétérinaire de la CCO, les dirigeants du champ de course et les organisateurs de l'événement du diagnostic soupçonné ou confirmé de la maladie.
  3. Prévenir la propagation de la maladie par les moyens suivants :
    • Limiter l'accès des gens aux zones et aux chevaux infectés.
    • Tous les membres du personnel qui entrent dans ces endroits doivent changer de vêtement (ou de combinaison de travail) ainsi que de bottes, et se laver les mains avec un désinfectant.
    • Des sections doivent être aménagées afin que les gens puissent se laver les mains avec un savon désinfectant et de l'eau ou avec un gel désinfectant à base d'alcool.
    • Les bains de pied contenant un désinfectant doivent être placés à la sortie des zones infectées. Ils doivent être changés chaque jour, ou plus souvent s'ils deviennent inefficaces.

Résumé

Il est beaucoup plus facile d'empêcher un cheval infecté d'arriver au champ de course ou sur les lieux d'un événement équestre que de régler le problème par la suite. Le dépistage précoce d'une maladie et la mise en place de mesures de biosécurité empêcheront généralement la maladie de se propager rapidement aux autres chevaux.